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On a classé (objectivement) les championnats européens du top 5

Publié le

par Tidiany M'Bo

Photo Pro Shots/Sipa US/Reuters

Et même s’ils nous battent souvent en Coupe d’Europe, Chypre, l’Ukraine et la Roumanie ne figurent pas dans ce classement.

Voilà la saison 2021-2022 désormais pleinement lancée, avec la fermeture du mercato estival début septembre et le coup d’envoi cette semaine des phases de groupes des Coupes d’Europe. Le feuilleton du foot européen a pleinement repris ses droits, pour le plus grand bonheur des fans. Une bonne nouvelle qui n’est pas sans dilemme : week-end après week-end, un arbitrage crucial va s’imposer entre le bon vieux match anglais des familles, le rythme effréné de la Bundesliga, ou encore les compétitions domestiques. Alors, vers quoi s’orienter ? Pas de panique, on vous donne les clés pour faire votre choix le moment venu.

#5. La Liga

On ne va pas se mentir, considérer la Liga comme le moins intéressant des gros championnats va faire grincer des dents, et probablement en faire sourire quelques-uns. Et ce constat aurait été impensable ne serait-ce que 3 ou 4 ans en arrière. Mais aujourd’hui la réalité est là : les grosses stars (Neymar, Cristiano Ronaldo, Messi) sont parties. D’autres comme Griezmann, Suarez ou Benzema, vieillissent. Ça, c’est pour l’aspect "vitrine". Mais foncièrement, la qualité du jeu s’est aussi dégradée. Pour preuve, l’an dernier, une étude effectuée par la Gazzetta dello Sport révélait que la Liga était le championnat européen avec le temps de jeu effectif moyen par match le plus faible : 52’55 minutes, quand tous les autres championnats du top 5 dépassaient les 56 minutes. La Liga passionne moins, c’est un fait, et traverse, à l’image du Real Madrid et du Barça, une période de transition.

#4. La Serie A

Pour certains, c’est le championnat des vieux. Une ligue où les joueurs phares se nomment Quagliarella, Ibrahimovic, Handanovic, Dzeko, Ribéry ou Giroud. Une ligue où l’équipe leader après 3 journées est coachée par José Mourinho. Mais en Italie, depuis quelques années, on ne fait pas que recycler. On innove aussi. Principalement en termes de coaches. Roberto de Zerbi (parti depuis au Shakhtar), Gianpiero Gasperini, Maurizio Sarri, Simone Inzaghi… ce sont eux qui ont contribué à recentrer l’intérêt du public sur le jeu. Des principes qui ont contaminé jusqu’à l’équipe nationale, sacrée championne d’Europe l’été dernier avec Roberto Mancini. La Série A est encore loin de sa gloire des années 1990, mais la révolution culturelle semble enfin en marche.

#3. La Bundesliga

Parmi les grands championnats, sûrement celui qui a connu le glow-up le plus spectaculaire. Il y a 25 ans, on accordait seulement quelques minutes d’intérêt à la Bundesliga, le temps de quelques caramels décochés par Michael Tarnat et autres Lars Ricken, au milieu d’une forêt de nuques longues. En somme, on pouvait se contenter des highlights du week-end dans Eurogoals le lundi soir sur Eurosport. Aujourd’hui, ne pas s’envoyer un seul match de Bundes du week-end, c’est se priver sciemment d’un bon moment. Car l’Allemagne figure désormais à la pointe sur bon nombre de domaines en matière de foot : les matches sont souvent débridés, intenses, les joueurs ont un profil technique beaucoup plus varié, les stades sont pleins, les ambiances magnifiques, et pour couronner le tout, la réalisation TV peut-être la meilleure du Vieux Continent. Bel exemple d’un pays qui a su remettre en question sa culture foot sans pour autant la renier. 

#2. La Ligue 1

Placer le championnat de France en 2e position des ligues les plus intéressantes à suivre cette année, ne doit-on pas voir là-dedans une pointe de chauvinisme ? Évidemment, mais ça n’est pas la seule raison. Car si on a pris un malin plaisir à tacler notre bonne vieille Ligue 1 depuis des années, il faut aussi valoriser ce qui s’y fait de bien lorsque c’est le cas. Et cette année fleure bon le millésime de qualité. Un PSG all-stars, un OM qui renaît, un OL attractif qui fait (enfin) sa révolution, Monaco, Lille, Nice et Rennes qui investissent… Alors que la crise économique post-Covid et le déclin des droits TV pouvaient faire craindre le pire, la Ligue 1 semble décidée à enfin sortir de sa monotonie. Avec l’ambition de rééquilibrer l’intérêt entre le jeu face et le résultat brut. Kovac, Galtier, Bosz, Sampaoli, Haize, Dall’Oglio, Gastien, Batlles… L’impulsion donnée par cette vague de coaches rend déjà les week-ends beaucoup plus intéressants. Alors, ce frémissement des consciences peut-il se confirmer dans le temps ? La Ligue 1 revient de loin, et le chemin est encore long pour un pays qui, rappelons-le, n’a remporté aucune Coupe d’Europe depuis 1996.

#1. La Premier League

La NBA du foot européen se détache à tous points de vue, que ce soit sportif ou économique, avec 1,3 milliard d’euros dépensés cet été (soit plus que la Serie A, la Bundesliga et la Ligue 1 réunies) qui lui ont permis, entre autres, de rapatrier Cristiano Ronaldo ou Romelu Lukaku. Boostée par sa puissance financière mais aussi par son modèle, la Premier League passionne par-delà les mers et les monts. Sportivement, 5 ou 6 clubs peuvent prétendre au titre. Toutes les équipes ont des joueurs de talent. Les effectifs sont pléthoriques. L’intensité sur le terrain n’a quasiment pas d’égal. Ajoutons à cela l’engouement des Anglais pour ce sport et l’atmosphère incroyable qui vient se greffer au tableau d’ensemble, et vous obtenez un spectacle sportif parfaitement pensé, marketé et valorisé pour dire les choses cyniquement. Le foot anglais se détache irrémédiablement du reste de la meute, tendance qui se matérialise aussi en Ligue des champions, où la PL vient de placer 5 finalistes sur 8 lors des 4 dernières finales. 

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