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Un joueur des Comores révèle le jeu absurde qu’ils ont dû faire pour choisir le gardien de but contre le Cameroun

Publié le

par Abdallah Soidri

Invité du Winamax FC, l’international Comorien Saïd Bakari raconte le drôle de jeu pratiqué à l’entraînement pour choisir le gardien de but avant le match contre le Cameroun.

Un joueur des Comores révèle le jeu absurde qu’ils ont dû faire pour choisir le gardien de but contre le Cameroun

©y Kenzo Tribouillard / AFP

L’équipe des Comores a disputé ce lundi un drôle de match contre le Cameroun, en 8e de finale de la CAN. Touchée par le Covid et les blessures pour le poste de gardien de but, la petite sélection de l’océan Indien n’a pas eu d’autres choix que d’aligner un joueur de champ dans les cages pour cette rencontre. Pour faire leur choix, les Cœlacanthes se sont prêtés à un drôle de jeu à l’entraînement, comme le révèle l’international comorien Saïd Bakari, invité ce jeudi sur le plateau du Winamax FC.

"Aucune cohérence"

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"À la base, ils ont demandé qui se sentait pour aller au goal", explique dans un premier temps le milieu de terrain. Il poursuit :

"Après, on a décidé de faire un jeu, mais il n’avait aucune cohérence. On s’est tous mis devant les cages, un joueur centrait et si tu encaissais un but – on tournait tous comme gardien –, tu sortais. Mais on était 11 devant les cages, c’était sûr qu’il y aurait but. À chaque frappe, on changeait de goal."

Malgré cet exercice, plus divertissant qu’utile, Saïd Bakari raconte que certains joueurs se sont tout de même distingués à ce poste inhabituel. Parmi eux, Faïz Selemani, Bendjaloud Youssouf et Chaker Alhadur. C’est d’ailleurs ce dernier qui a pris les gants pour la rencontre face au Cameroun, avec une certaine réussite.

Un boycott envisagé

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L’épineux sujet du gardien de but a d’ailleurs bien failli entraîner un boycott de la rencontre de la part des Comores. Après avoir appris "la veille du match" qu’aucun spécialiste du poste ne pourrait être aligné, la question "de ne pas jouer" s’est posée, révèle Saïd Bakari, toujours dans le Winamax FC. "Le boycott était [possible] à 50-60 %. On a imaginé plein de trucs, comme y aller et s’asseoir quand le match commence", raconte le joueur.

"Au final, on s’est dit qu’on n’était pas venus pour rien et que c’était peut-être l’occasion de 'révolutionner' le football. Personne ne l’avait fait", détaille l’homme aux 23 sélections sous le maillot vert. Après mûre réflexion, l’équipe a bien disputé cette rencontre et livré une performance héroïque, malgré l’élimination.

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