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France-Portugal : à Budapest, une plongée dans le foot d’avant le Covid

Publié le

par Abdallah Soidri

© Konbini sports

Un goût du foot d’avant.

Dans la capitale hongroise règne une ambiance à la Retour vers le futur. Pendant qu’une partie de l’Europe lutte contre le variant Delta et que l’autre goûte à nouveau aux joies de la vie sans couvre-feu ni confinement, à Budapest, ville sous cloche pendant l’Euro, on a retrouvé les sensations du foot d’avant la pandémie. Chants, célébrations, processions en maillots, files d’attente pour valider son ticket : comme si le Covid-19 n’était plus qu’un lointain souvenir à mesure qu’on s’approchait du stade Ferenc-Puskás.

Après un an à regarder des matches à la télévision, dans des enceintes sonorisées pour combler l’absence de spectateurs, ce France-Portugal au stade fait l’effet d’un choc. Un choc pour les yeux, devant tant de monde et de couleurs ; pour les oreilles, au moment des hymnes, sur les buts de Benzema, Ronaldo et lors des buts des Hongrois, dans l’autre match du groupe F ; pour les cordes vocales, qui ont perdu l’habitude de crier aussi longtemps ; pour le corps, qui subit les vibrations du stade sur les différentes célébrations.

Cette claque sensorielle a eu l’effet d’une bombe. Un rappel à la fois brutal et jouissif que le foot, qu’il soit de nation ou de club, n’est jamais aussi bien que devant un public. Pour la plupart des spectateurs rencontrés sur place, ce match entre les Bleus et la Seleçāo les a ramenés des mois, voire des années en arrière. Un goût du foot d’avant, insouciant et qui n’a que faire des consignes sanitaires.

Une fois passées les portes de la Puskàs Aréna, les gestes barrières, la distanciation physique et le port du masque n’étaient plus que de lointains souvenirs. Malgré de nombreux rappels à garder son masque dans le stade au cours du match, peu nombreux étaient les spectateurs à respecter la consigne. Un comportement à l’image de la vie à Budapest où, en intérieur comme en extérieur, on se croirait revenu aux étés d’avant la pandémie, alors que le virus est malheureusement encore présent.

Ce reportage a été réalisé dans le cadre d’un voyage de presse avec Just Eat.

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